Cette magnifique doxologie a quelque ressemblance avec celle qui termine l'épître aux Romains. La dernière fin de toutes les instructions apostoliques est toujours de nous porter à donner à Dieu seul la gloire de notre salut, en lui consacrant toute notre vie.
- Chaque pensée de ce chant de louange a son importance ; il est plus riche encore d'après le texte des plus anciens manuscrits ici rétabli. (Le texte reçu porte : à Dieu seul sage. Il omet : par Jésus-Christ notre Seigneur, et : avant toute la durée (grec) tout le siècle).
Le grand motif de reconnaissance et d'adoration qui remplit le cœur de Jude, (verset 24) c'est l'assurance que Dieu est puissant pour préserver ses enfants de toute chute (grec de les garder, ne bronchant pas) qui mettrait en danger leur salut final, et pour les faire parvenir jusqu'à cette gloire, où tout sera pleine allégresse.
L'apôtre Paul revient souvent, dans ses deux apostoliques, à celte sainte et consolante pensée. (Romains 16.25 et suivants ; 1Corinthiens 1.8 ; Colossiens 1.22 ; 1Thessaloniciens 3.13)
- Comment, avec cette doctrine qui dépouille l'homme de tout ce qui lui est propre, pour l'enrichir gratuitement d'un si grand salut comment ne pas donner à Dieu toute gloire ?
Ce Dieu n'est il pas notre Sauveur ? Ce titre, attribué à Dieu, ne se trouve qu'ici et dans les épîtres pastorales. (1Timothée 1.1 ; 2.3 ; 1.3 ; 2.10 ; 3.4) Mais Dieu est Sauveur uniquement par Jésus-Christ notre Seigneur.
Après ces paroles d'adoration dont chacune a sa signification : Au Dieu unique gloire, majesté, force, autorité, l'auteur, dans la plénitude de sa piété exprime le vœu que Dieu ait été ainsi adoré par tous dès avant toute la durée et qu'il le soit et maintenant et dans tous les siècles à venir.
- Quel enfant de Dieu ne dira avec lui, du fond de son cœur, amen ?