Il faut, dans la direction des âmes malades, tout le discernement que donnent la vérité et la charité : reprendre les uns, ceux qui hésitent (Jacques 1.6, 1e note) ou qui contestent ; (verset 9) sauver les autres en les arrachant du feu, comme des tisons qu'on se hâte de retirer avant qu'ils soient consumés ; (Amos 4.11,Zacharie 3.2) pour d'autres encore, avoir pitié d'eux, leur témoigner de la compassion, mais (grec) avec crainte, haïssant jusqu'au contact extérieur de la souillure, voilà ce que recommande Jude.
- Nous avons suivi le texte de Tischendorf et de Nestle (1re édit.), qui se fonde sur A, C, et est adopté par la plupart des commentateurs. (Spots, Burger, von Soden, Wandel.)
Ce texte présente trois catégories de personnes : ceux qu'il faut reprendre, ceux qu'il faut sauver, ceux dont il faut avoir pitié.
- Sin. et B présentent un texte plus obscur, admis par Westcott et Hort, Weiss, Nestle (3e édit.), qui réduit à deux les catégories de personnes à diriger ; on peut le traduire : "et quant aux uns, ayez-en pitié, sauvez ceux qui hésitent, en les arrachant au feu ; mais quant aux autres, ayez-en pitié avec crainte, haïssant jusqu'au vêtement souillé par la chair."