La conquête de ce territoire avait déjà été racontée comme un fait accompli, 11.21. On a supposé que les Anakim, momentanément expulsés de cette contrée étaient revenus depuis les villes de la côte où leurs restes s'étaient réfugiés. Peut-être vaut-il mieux envisager tout le passage 11.10-23 comme un coup d'il général sur l'ensemble de la conquête du pays de Canaan contenant déjà certains détails qui seront rapportés ensuite, L'expression depuis Séir jusqu'à Baal-Gad qui embrasse la totalité du pays (12.7), le 11.23, où est énoncée la conquête de tout le pays, son don à Israël et le repos qui suit, prouvent que ce passage du chapitre 11 résume par anticipation la totalité de l'uvre accomplie du temps de Josué.
Cette montagne : toute la contrée montagneuse dont Hébron est le centre.
Tu [l']as toi-même entendu : ce que l'Eternel me promit en ce jour-là. D'autres donnent comme objet à entendre la phrase suivante : qu'il y a des Anakim en cet endroit-là. Le premier sens est plus naturel ; Caleb, en l'absence de Moïse, fait appel, pour confirmer sa réclamation, à un souvenir de Josué, qui était présent, au moment où Dieu lui avait fait cette promesse.
Car il y a là des Anakim. C'est un second motif sur lequel Caleb appuie sa demande. Plus la difficulté de l'entreprise est grande, plus il réclame l'honneur de l'affronter, non par bravade, mais en comptant sur le secours de l'Eternel.
Peut-être. Le doute qu'exprime ce mot porte, non sur la conquête elle-même, mais sur la question de savoir s'il sera donné, à Caleb lui-même de l'accomplir malgré son âge.