Ce passage rappelle le mot du conquérant barbare : L'herbe ne recroît jamais où mon cheval a passé.
Des chevaux. De tous temps on a remarqué l'analogie qui existe entre l'apparence des sauterelles et celle des chevaux ; les Italiens les appellent cavallete, les Allemands Heupferde. Job dit en parlant du cheval : Le fais-tu bondir comme la sauterelle ? (Job 39.23). C'est sur cette comparaison des sauterelles avec des chevaux que s'appuient ceux qui voient ici ou la même ou une nouvelle plaie de sauterelles ; car, disent-ils, la cavalerie ennemie ne peut être comparée à des sauterelles, puisque celles-ci le sont à des chevaux. Mais ils ne sentent pas l'énergie légèrement sarcastique de l'expression du prophète : des sauterelles semblables à des chevaux et qui, dans ce cas, en seront bien réellement. Comparez Jérémie 51.27, où les chevaux sont comparés à des sauterelles, et Apocalypse 9.1-11 où, exactement comme dans notre passage, une invasion d'ennemis est représentée sous l'image de sauterelles, qui sont elles-mêmes comparées à des chevaux.