La journée de lEternel (voir Esaïe 2.12-21 ; 13.6, notes). Ce terme solennel, si fréquemment employé par les prophètes et dans le Nouveau Testament, ne paraît avant Joël que chez Abdias. Il désigne, dans un sens relatif, la crise qui met fin à chaque époque de l'histoire ou à l'existence de chaque peuple. C'est dans ce sens que le mot de journée est employé Psaumes 137.7, où le psalmiste s'écrie après la destruction de Jérusalem : O Eternel, souviens-toi des enfants d'Edom, qui disaient dans la journée de Jérusalem. Dans le sens absolu du mot, ce terme désigne la crise finale qui terminera le développement de l'humanité sur la terre. Dieu juge successivement dans le cours de l'histoire tout ce qui s'élève contre lui ; ce ne sont là pourtant que des jugements partiels, incomplets, provisoires, qui préludent à l'acte divin par lequel tout ce qui s'est élevé sera abattu et tout ce qui a été opprimé sera relevé, Esaïe 13.6 reproduit presque textuellement ce passage de Joël, a l'occasion du jugement de Dieu sur Babylone.
Est proche. La journée de l'Eternel, que Joël voit approcher pour Israël, est celle du jugement final de ce peuple, jugement dont cette invasion de sauterelles est à ses yeux le prélude et la menace. Le regard des prophètes, passant sur la distance du temps, met en relation chaque jugement particulier avec la crise dernière. Nous retrouvons le même phénomène dans les prophéties du Nouveau Testament relatives au retour de Christ et à la fin des choses.
Fait par le Tout-Puissant : Joël remonte de la cause naturelle jusqu'au Tout-Puissant qui opère ce ravage par son agent visible. Il y a ici un jeu de mots, ravage et puissant étant fort semblables en hébreu (schod, schaddaï). -