Chapitre 8 Premier discours de Bildad.
Ce premier discours est relativement modéré. La justice de Dieu, telle en est l'idée centrale. Bildad ne relève pas les attaques personnelles de, Job (6.14-27) ; il en reste à la question en elle-même, et, sans prendre précisément le ton affectueux que Job avait réclamé (6.28), il use cependant d'une certaine retenue dans l'application de son point de vue, qui est le même que celui d'Eliphaz. Cependant il a le triste courage d'insinuer que la mort des enfants de Job est causée par leurs péchés.
Il commence par répondre aux accusations que Job vient de diriger contre la justice divine, tout en faisant espérer à son ami une réhabilitation (versets 2 à 7) ; il a recours à la sagesse des pères pour prédire la ruine inévitable des méchants (versets 8 à 19) : il termine par une perspective consolante (versets 20 à 24), sans oublier la menace (verset 22).
Ce langage : les reproches que Job vient d'adresser à Dieu (7.11-21).