Chapitres 40 et 41 Second discours de l'Eternel.
Voilà Job replacé dans l'attitude qui seule convient à l'homme vis-à-vis de Dieu. Maintenant l'Eternel peut insister plus outre et chercher à faire sentir à Job une seconde faute dans laquelle il est tombé, quand il a mis en doute la justice divine. Tel sera le sujet de son second discours. Après l'avoir humilié en lui demandant : Comprends-tu cet univers, toi qui prétends juger mes voies ? il va lui proposer de gouverner le monde à sa place.
Plusieurs estiment que ce nouveau discours de Dieu s'arrêtait primitivement à 40.9 et que les deux longues descriptions, fort belles du, reste, qui suivent (hippopotame et crocodile), sont une adjonction postérieure. Nous ne le pensons pas ; ces deux tableaux ne sont point des hors d'uvre : Toi qui es incapable de dompter ces animaux, comment réprimerais-tu le mal spirituel et ferais-tu régner la justice dans un monde où s'agitent de bien autres puissances que les monstres du Nil ?
1 à 9 Premier morceau.
Exposition du sujet spécial qu'il reste à traiter : la justice. C'est ici que, pour se justifier, Dieu, semble-t-il, aurait dû mettre Job au courant de la scène céleste. Mais non ! il faut croire sans comprendre.
Voir 38.1.