Chapitres 4 à 14
Premier groupe de discours ou première passe d'armes. Chacun des amis prend la parole à tour de rôle, et Job répond à chacun d'eux. Au lieu d'entrer dans la douleur de Job, ils prétendent expliquer et juger sa triste situation. Selon eux, un ensemble de catastrophes aussi inouïes est l'indice de péchés exceptionnels. Mais Job, qui se sent innocent, est irrité de se voir si peu compris. Cette injustice le pousse à la révolte ; il glisse sur la pente du blasphème. Dans ce premier groupe de discours, ce qui se dégage comme la seule chose dont il soit certain, c'est la conviction de son innocence.
Chapitres 4 et 5
Premier discours d'Eliphaz. Comme le plus considéré des trois, c'est lui qui commence. Il a quelque chose de protecteur, mais de compassé et froid. Il parle en pédant, comme du haut de sa chaire, et prétend dominer Job de toute la hauteur de sa longue expérience.
2 à 11 Débutant avec quelque ménagement, Eliphaz rappelle à Job sa piété et l'exhorte au courage. Job lui-même autrefois a relevé des malheureux par ses exhortations ; sa piété devrait donc le soutenir aujourd'hui. Un innocent ne périt pas ; mais ce sont les méchants qui récoltent ce qu'ils ont semé.