Chapitres 38 à 42 Apparition de l'Eternel.
Cette apparition, tant de fois réclamée par Job (10.2 ; 13.3,15,22 ; 14.15 ; 23.3 ; 31.35), a lieu enfin. Et Dieu ne fond point sur lui pour l'anéantir. Par les injustes reproches de ses amis, Job avait été amené à trop abonder dans son sens ; aussi Dieu l'humilie-t-il et achève-t-il à cet égard l'uvre commencée dans son cur par Elihu. Mais, quand Job aura reconnu ce tort, l'heure du relèvement sonnera ; cette apparition, somme toute, est bienveillante et libératrice. Et comment l'Eternel va-t-il procéder ? Il n'explique point à Job, comme on aurait pu s'y attendre, ce qui s'est passé à son égard dans les lieux célestes ; il ne lui fournit point, sous la forme d'un enseignement oral, la vraie solution du problème de sa souffrance : les faits parleront (voir l'Introduction). Dieu ne peut condescendre à instruire Job de la scène racontée dans le prologue, car ce serait contrevenir aux conditions de l'espèce de pari qu'il a trouvé bon de conclure. Ce qui s'est passé derrière le voile doit demeurer un secret pour Job jusqu'à la fin de l'épreuve. (F.Godet, Etudes bibliques).
Chapitres 38 et 39 Premier discours de l'Eternel et réponse de Job.
Ce discours peut se diviser comme suit : L'Eternel interroge Job sur les merveilles de la nature inanimée (chapitre 38) et sur celles du monde animal (39.1-33) ; puis il résume ses interrogations en une dernière question (39.34-35), à laquelle Job répond (39.36-38).
Chapitre 38 Les merveilles de Dieu dans la nature inanimée.
Nous trouvons ici la reprise de la seconde pensée traitée par Etihu. Pourquoi l'Eternel ne revient-il pas sur la première ? Il est remarquable que le premier sujet, développé par Elihu, l'influence purifiante des épreuves, ne soit nulle part reproduit dans ces discours de Jéhova. La dignité de Dieu ne comportait pas même un commencement de justification. (F.Godet Etudes bibliques.) Mais n'est-ce pas un défaut dans notre poème, que cette répétition de la même donnée dans des chapitres si rapprochés ? Car nous allons retrouver ici ce que nous venons de voir déjà dans le discours d'Elihu : une série de questions ironiques, destinées à faire sentir à Job sa petitesse et la grandeur infinie du Créateur. Il est vrai. Mais l'auteur semble avoir réservé toute sa force pour les discours de l'Eternel, et l'infériorité de ceux d'Elihu, dont on s'est fait une arme contre leur authenticité, s'explique précisément par le fait que l'auteur réservait toute la plénitude de sa puissance pour faire parler Jéhova d'une manière digne de lui. (ibidem).
1 à 3 Introduction.
L'Eternel répondit à Job, que le discours d'Elihu a préparé à tirer profit de cette apparition. On s'est étonné que l'Eternel ne fasse aucune allusion à Elihu. Mais il y a plusieurs manières d'approuver quelqu'un ; l'une d'elles consiste à marcher sur ses traces, même sans le faire remarquer.
Du milieu du tourbillon : de l'orage qui se formait dans le lointain pendant que parlait Elihu (37.2), et qui maintenant éclate. Job n'était point assez mâté ; il a fallu que Dieu lui montrât une force terrible. Pour cette cause donc il a tonné et a ému ce tourbillon, afin que Job connût à quel maître il avait affaire.(Calvin).