Pour Job et ses trois amis, le nom seul de leur lieu d'origine a été indiqué. Pour Elihu, nous trouvons en outre le nom du père (Barakéel) et de la famille (Ram). Cela ne prouve pas nécessairement que nous ayons ici un auteur différent et peut s'expliquer par le désir de mettre bien en saillie ce nouvel interlocuteur, plus sage que tous les précédents. On a supposé aussi que l'auteur a voulu trahir par là son incognito et indiquer, sans en avoir l'air, son propre nom. A tort, car l'auteur du livre de Job est un Israélite ; puis la véritable pensée de l'auteur est ailleurs encore que dans le discours d'Elihu.
Buz, second fils de Nachor, dont Uts était le fils aîné, en sorte qu'Elihu était d'une tribu parente de celle de Job. Voir Genèse 22.21 et Jérémie 25.23, notes.
Ram. Inconnu. C'est Barakéel et non pas Buz qui est de la famille de Ram, en sorte qu'il n'est pas admissible que nous ayons ici, comme on l'a pensé, une abréviation de Aram, un des fils de Seth et le père des Syriens.
Elihu : C'est mon Dieu (qui est le vrai), et Barakéel : Bénis Dieu ! sont des noms fort appropriés à des monothéistes ne faisant pas partie de la théocratie. En Israël, le nom correspondant à Elihu est Elijahou (Elie) : Mon Dieu est Jéhova, et le nom de Barakéel devient Jebéréchia : Jéhova bénit (Esaïe 8.2).
Juste plutôt que Dieu. Non pas juste devant Dieu, comme 4.17 ; mais Job avait maintenu sa justice aux dépens même de celle de Dieu, qui lui semblait absolument compromise.