Chapitre 20 Deuxième discours de Tsophar.
Il semble que les trois amis se soient concertés pour ne rien entendre et pour revenir toujours à ce thème : Ceux qui finissent mal sont des méchants ! Job vient de faire à leur cur un appel touchant ; il s'est élevé plus haut que jamais sur les ailes de la foi ; rien n'y fait. Les menaces par lesquelles Job a terminé ont irrité Tsophar. Moins délicatement que ses compagnons (versets 7,15,18,20,23), il développe la pensée que c'est par une nécessité interne que le mal amène le malheur, et il ne craint pas de donner à ses soupçons un tour de plus en plus direct. Ainsi se prépare le troisième entretien, dans lequel les amis désigneront ouvertement les péchés particuliers qu'ils croient pouvoir reprocher à Job.
2 et 3 Explosion de l'indignation de Tsophar.
A cause de cela : après ce que je viens d'entendre. Il a reçu de Job une leçon qu'il n'accepte pas et qu'il estime injurieuse (19.2-3,28-29).
Mes pensées me pressent de répliquer, littéralement : Me répondent. Tsophar veut dire (voir aussi début du verset 3) qu'à son indignation correspond autre chose qu'un mouvement de colère : il peut raisonner l'irritation qu'il ressent.