Job insiste sur ce qu'il verra lui-même Dieu.
Mes reins... Je ne puis attendre ce moment. Les reins sont envisagés comme le siège des désirs ardents. Le sens des versets 25 à 27 est clair : Job exprime la conviction que, même privé de vie, il verra Dieu et que Dieu prendra sa défense. Il ne faut pas affaiblir la portée de ce passage en prétendant que Job parle d'un moment où la maladie l'aura réduit à l'état de squelette. Les termes employés désignent évidemment la mort. D'autre part, on ne peut voir dans ces paroles la doctrine complète de la résurrection des morts que seul le Nouveau Testament pouvait enseigner, puisque Jésus est devenu les prémices de ceux qui sont morts, (1Corinthiens 15.20). D'ailleurs, si la résurrection future, en d'autres termes une réhabilitation après la mort, était la conviction raisonnée et permanente de Job, toute l'économie du livre serait renversée et l'on n'en comprendrait pas la conclusion, 42.10-17.
Notre passage marque le point culminant du contraste entre la douleur confinant au désespoir, et la foi s'élevant aussi haut qu'il était possible de s'élever alors. C'est évidemment un des points de contact de l'Ancien Testament avec le Nouveau, une de ces lignes commencées dont l'achèvement ne sera tracé que par l'uvre du Sauveur.
Job ne se maintiendra pas à cette hauteur. C'est le résultat d'une lutte intense arrivée à son paroxysme. La vie après la mort est le suprême postulat de la foi.