Chapitre 19 Réponse de Job à Bildad.
Ce discours se trouve au centre des entretiens de Job avec ses amis. C'est le discours du milieu dans l'entretien du milieu, étant données trois passes d'armes ou entretiens. La douleur de Job arrive à son paroxysme, tellement qu'il en vient à implorer la pitié de ses amis qu'il sait impitoyables. D'autre part, et par un contraste qui peut paraître étrange, mais qui s'explique fort bien par l'intensité même de sa souffrance, il maintient la déclaration de son innocence. Il va plus loin que dans ses réponses précédentes : il exprime la conviction que la justice de sa cause sera reconnue. Elle est si évidente que Dieu lui-même prendra parti pour lui, s'il le faut, après sa mort.
Voici la marche du discours :
- Job repousse vivement les accusations de ses amis, versets 2 à 5
- Il dépeint de nouveau sa misérable situation, versets 6 à 20
- Après avoir adressé à la pitié de ses amis un appel dont il sait l'inutilité, il s'élève à la conviction que Dieu reconnaîtra son innocence, versets 21 à 27
- Il termine par un avertissement aux amis, versets 28 et 29.
2 à 5 Avant tout, Job exprime l'impression douloureuse que lui fait l'attitude prise par ses amis à son égard.
Jusqu'à quand ? Il se sert avec intention des mêmes termes que Bildad au début du précédent discours (18.2).