Chapitres 16 et 17 Réponse de Job à Eliphaz.
Les amis ont abandonné, par la bouche d'Eliphaz, les ménagements dont ils avaient usé dans le premier entretien, et se sont mis à attaquer Job directement, l'accusant d'impiété. Celui-ci devient à son tour plus acerbe. D'autre part, le sentiment de son innocence se dégage avec plus de netteté ; il en fait comme son refuge. Il commence par repousser avec ironie les prétendues consolations des amis, qui, au fond, n'ont rien dit de nouveau (16.2-5). Puis il dépeint avec de vives couleurs ses souffrances, qui sont d'autant plus intolérables que les hommes s'en prévalent pour l'abreuver de mépris et l'accuser d'impiété, alors que lui-même se sent innocent (16.6-17). Il en appelle contre Dieu à Dieu lui-même et le supplie de se manifester enfin en sa faveur (16.18-17.9). En terminant, il se tourne de nouveau contre ses amis, auxquels il s'adressait déjà en commençant, et il retombe dans les plaintes que lui inspire son misérable état (17.10-16).
Des choses pareilles : de votre propre bouche. Vous ne faites que vous répéter.
Tous. Job sait que les deux autres amis pensent comme Eliphaz.
Fâcheux : qui ne font qu'aggraver la douleur du malheureux.