Chapitres 15 à 21 Second groupe de discours.
Nous n'avons pas ici une simple répétition des pensées précédentes. Job a repoussé les insinuations de ses amis ; ceux-ci estiment n'avoir plus à le ménager. Selon eux, il a fourni par ses discours la preuve de son impiété ; ils ne se doutent pas que Job n'aurait point parlé comme il l'a fait, s'ils ne l'y avaient eux-mêmes amené. Ils prennent des paroles d'irritation pour l'expression des sentiments qu'il nourrissait à l'égard de Dieu dès avant ses malheurs. Aussi vont-ils chercher à l'effrayer à salut par la description du sort terrible qui est réservé à l'impie. C'est Eliphaz qui fera surtout ressortir cette pensée.
Chapitre 15 Deuxième discours d'Eliphaz.
Job a repoussé les avis de ses amis ; il a même proféré des paroles qui frisent le blasphème ; ses protestations d'innocence n'ont aucune valeur ; il faut désormais lui parler plus directement. Dans ce discours, Eliphaz énonce d'abord le désir de parler plus sévèrement : c'est même un devoir pour lui, après tout ce que Job s'est permis de dire (versets 2 à 16). Ensuite, pour le faire réfléchir, il développe la théorie de la jusstice de Dieu se manifestant par le châtiment des impies (versets 17 à 35).
2 à 16 Job vient de prononcer des paroles vaines (versets 2 et 3), dangereuses (versets 4 à 6), présomptueuses (versets 7 à 11), emportées (versets 12 à 16).
2 et 3. Un sage ne parle pas comme tu viens de le faire. Tu as montré que ta réputation de sagesse était usurpée.