Chapitres 12 à 14 Réponse de Job.
Ce discours assez long, qui est la réplique de Job non seulement à Tsophar, mais à tout l'ensemble des raisonnements des trois amis, constitue la conclusion de la première passe d'armes.
Job se rit de leur prétendue science et leur reproche amèrement d'en faire un usage cruel (12.2-12). Il connaît mieux qu'eux les perfections divines et prouve qu'il est en état d'en parler avec plus d'éloquence qu'ils ne l'ont fait. Il s'attache surtout à mettre en lumière la puissance et la sagesse que Dieu déploie dans le gouvernement des créatures raisonnables (versets 13 à 25). D'autre part, il demeure convaincu de son innocence, et, laissant là ses amis avec lesquels il n'y a rien à gagner, il se tourne vers Dieu et se met à plaider contre lui comme s'il lui était réellement apparu (chapitre 13). Mais Dieu n'apparaît pas, et Job retombe dans un découragement profond. A peine est-il encore soutenu par l'espoir, vague encore, d'une vie future (chapitre 14).
Seuls des hommes : seuls des gens raisonnables.