1.6 à 2.10 L'épreuve.
Comment l'auteur est-il au courant de choses qui se sont passées dans les lieux célestes ? Comment lui seul sait-il ce qu'ignorent tous les acteurs qui vont entrer en scène ? La réponse se trouve peut-être dans l'exemple analogue de Michée, fils de Jimla, quand il disait : J'ai vu (en esprit) l'Eternel assis sur son trône et toute l'armée des cieux se tenant auprès de lui à sa droite et à sa gauche. Et l'Eternel dit : Qui abusera Achab ? Et l'esprit s'avança et dit : Moi, je l'abuserai. (1Rois 22.19 et suivants ; voir aussi 1Chroniques 21.1)
6 à 22 Une première épreuve.
6 à 12 Scène céleste où l'épreuve est décidée.
Les fils de Dieu : les anges. Comparez Genèse 6.2 ; Job 28.7. Le poète représente l'Eternel comme un souverain recevant les rapports de ses employés et de ses ministres. Il est assis et ses messagers se tiennent debout devant lui. Il est assez souvent dans l'Ancien Testament parlé d'un pareil conseil, réuni autour de Dieu, voir 15.8 ; Jérémie 23.18 ; Psaumes 89.8. On verra deux fois encore dans des livres postérieurs Satan figurer ainsi devant Dieu (Zacharie 3.1-2 ; 1Chroniques 21.1).
Satan. Ce mot, qui signifie l'adversaire, a dans le texte original l'article défini, mais n'en est pas moins ici un nom propre. Il se trouve au milieu des anges sans que ce fait excite l'étonnement des assistants ; il paraît avoir encore accès auprès de Dieu. Par ce trait le poète a voulu montrer que la puissance du mal est subordonnée à la volonté de Dieu et limitée par elle. C'est Dieu, en réalité, qui permet l'épreuve et qui la veut par conséquent. Au reste, la notion d'un chef des anges déchus ne s'est développée que dans la nouvelle alliance ; alors les fidèles trouvent dans l'apparition du Fils unique de Dieu, sauveur des hommes, une garantie contre les machinations du prince du mal.