Le volume des prophéties de Jérémie brûlé par Jéhojakim.
Dans ce chapitre est retracée en traits frappants l'incrédulité de Jéhojakim. Ce récit est placé presque immédiatement avant le tableau de la ruine de Jérusalem (chapitre 39), sans doute pour rappeler l'une des causes les plus décisives de cette catastrophe, déjà signalée plus haut (chapitre 22) : l'exemple d'endurcissement donné à Israël par ses chefs.
Nous apprenons par ce chapitre que ce fut seulement dans la quatrième année de Jéhojakim, au moment où Nébucadnetsar, vainqueur de Ninive, menaçait toute l'Asie occidentale, que Jérémie se mit, par l'ordre de Dieu, à rédiger les prophéties qu'il avait prononcées pendant les 23 années précédentes. La lecture publique de ces avertissements solennels, présentés sous une forme condensée, devait être un dernier essai de faire rentrer le peuple en lui-même et de le sauver. En accomplissant cette tâche, Jérémie n'obéit donc point à un désir personnel. Il se conforma à la volonté de l'Eternel expressément manifestée.
- Jérémie dicte ses prophéties à Baruc, versets 1 à 7
- Baruc en fait lecture au peuple et aux chefs dans le temple, versets 8 à 19
- les chefs les communiquent au roi qui détruit le volume, versets 20 à 26
- Jérémie en fait une seconde rédaction, sur un nouvel ordre de Dieu, versets 27 à 32
Un volume. On écrivait sur de longues bandes de parchemin, qui s'enroulaient autour d'un cylindre. Les Juifs se servent encore aujourd'hui de rouleaux semblables dans les synagogues.
Contre toutes les nations : comparez 25.19-27.
Dès le temps de Josias jusqu'à aujourd'hui, c'est-à-dire durant 23 ans (25.1, note).