Ce n'était évidemment pas là l'état normal de l'humanité. D'après le prophète lui-même, ce pouvoir absolu, dévolu à un seul homme, était un châtiment infligé aux peuples d'alors et destiné à les ramener à Dieu.
A lui, à son fils et au fils de son fils, soit deux générations après lui, c'est-à-dire à peu près les soixante-dix années fixées dans le chapitre précédent comme la durée de la puissance chaldéenne. Le fils et successeur de Nébucadnetsar, Evil-Mérodac, fut assassiné par son beau-frère Nériglissor, qui avait épousé la fille de Nébucadnetsar, et le trône revint bientôt au fils de celle-ci, Laborosoarcod. Mais il fut tué au bout de quelques mois par Naboned, sous lequel fut détruite la monarchie babylonienne.
Le temps de son pays : le temps où le jugement atteindra à son tour la puissance des Chaldéens. Dieu a arrêté d'avance le temps des nations (Luc 21.24 ; Actes 17.26), le terme fatal de leur puissance, qu'il fait coïncider avec le moment où la mesure de leur iniquité est comble (Genèse 15.16).
A lui aussi. Nébucadnetsar lui-même sera atteint par le jugement dont il est aujourd'hui l'exécuteur.
Des nations et de grands rois : comparez 25.14 ; 50.9,14.