Celui qui prie ne doit pas se laisser distraire à droite ou à gauche par des considérations diverses, mais avoir l'esprit directement et simplement arrêté sur Dieu.
"Il ne faut pas qu'il y ait dans l'âme de celui qui s'adresse à Dieu une espèce de partage,...une hésitation entre deux directions à prendre, entre deux maîtres à servir."Reuss.
L'homme au cœur partagé, indécis, inconstant, (verset 8) n'est pas en la foi, et ne saurait s'attendre à un exaucement. Ces paroles nous montrent que, pour Jacques aussi bien que pour Paul, la foi est l'âme de la vie chrétienne, de la prière, de la communion avec Dieu.
D'autres traduisent : "Avec foi, sans douter en rien," mais l'auteur ne peut vouloir dire seulement que celui qui prie doit être sûr d'obtenir ce qu'il demande, car verset 7 montre que l'homme dont il est question "s'imagine qu'il recevra quelque chose." Il ne saurait avoir en vue non plus des doutes théoriques, portant sur les vérités de l'enseignement évangélique ; cette idée est étrangère à notre contexte.
Cette image donne l'idée la plus juste des incertitudes de celui dont le cœur est partagé. La foi seule affermit le cœur en Dieu.