Par cette comparaison est représentée d'une manière vive la légèreté de celui qui est (grec) auditeur et non faiseur de la parole, elle fait ressortir l'inconséquence de sa conduite.
Se considérerdans un miroir, c'est, pour un homme sensé, s'assurer s'il n'y a rien dans sa mise ou sur son visage qui le défigure, aucune tache qu'il doive se hâter d'enlever.
La Parole fournit à celui qui l'écoute le moyen de faire cet examen de lui-même, car l'Evangile est la "loi parfaite," (verset 25) la loi accomplie en Jésus Christ, notre divin modèle.
Quand un homme entend les préceptes de l'Evangile et se trouve placé en présence de l'exemple de Jésus-Christ, toutes les difformités et toutes les souillures possibles de son âme lui apparaissent clairement.
Mais l'homme que suppose Jacques se considère et à peine s'est il considéré que déjà il s'en est allé, et a oublié quel il était. Le regard qu'il a jeté dans le miroir de la Parole a eu beau lui montrer clairement son visage naturel (grec "le visage de sa naissance" ou "de son origine,") c'est-à-dire l'état naturel de son âme. Cette révélation n'a fait sur lui aucune impression sérieuse, ne lui a pas appris à corriger les défauts constatés.
Emporté par sa légèreté naturelle, distrait par divers soucis, (Matthieu 13.20-22) il a bientôt oublié cette constatation humiliante. Il retombe dans ses précédentes illusions il continue à être satisfait de lui-même c'est là le sophisme moral dont Jacques vient de parler. (verset 22)