Grec : "toute saleté et surabondance de malice." Le premier de ces termes est entendu au figuré et désigne la souillure morale.
L'adjectif de la même racine, au propre, se lit Jacques 2.2. Les uns prennent ce terme comme une notion indépendante, les autres, avec moins de raison, le rattachent à malice : toute souillure dont la malice est cause.
Le second terme : excès ou surabondance est très diversement interprété. Les uns le traduisent par "reste :" tout reste de votre ancienne malice ; d'autres par "excroissances :" les manifestations de la malice seraient comparées aux branches gourmandes de l'arbre. (Jean 15.2) Il est plus conforme au sens premier du mot et à l'idée de la colère (versets 19,20) d'y trouver exprimé le débordement des sentiments mauvais qui sortent du cœur irrité, comme le liquide bouillant du vase qui le contient.
La malice ou méchanceté n'est pas synonyme de vice, mais désigne les mauvaises dispositions à l'égard de Dieu (verset 13) et à l'égard du prochain. (versets 19,20)
Bien que la Parole soit déjà plantéeau dedans des chrétiens auxquels Jacques écrit, comme une semence de vie nouvelle (verset 18 ; comparez Matthieu 13.23), ils doivent pourtant la recevoir toujours de nouveau, afin de se développer et de grandir par le même moyen qui les a fait naître à la vie véritable. (1Thessaloniciens 1.6)
Mais, pour cela, il faut qu'ils la reçoivent avec cette douceur, cette disposition humble et paisible qui est précisément l'inverse des défauts que Jacques vient de reprendre. (Jacques 3.13 ; Matthieu 5.5) Alors la Parole opérera dans leurs âmes avec toute la force créatrice qui lui est propre, et les sauvera, en les faisant passer entièrement de la mort à la vie.