Grec : Ayant voulu (uniquement parce qu'il l'a voulu), il nous a enfantés à la vie spirituelle, régénérés.
Cette régénération, qui est précisément l'inverse de l'enfantement décrit à verset 15, est un fruit de la grâce libre et gratuite de Dieu (comparez Ephésiens 1.5,11) Elle est la preuve rappelée ici comme éclatante que tout don excellent vient de lui, tandis que la tentation et le péché viennent de nous. (versets 14,17 ; comparez un raisonnement analogue Romains 8.32)
Cet immense bienfait, chacun des fidèles le sent en soi ; et l'expérience de la bonté de Dieu dissipe le doute que la tentation avait fait naître en lui, et qui le portait à croire que Dieu l'incitait au mal.
La parole de vérité, (Jean 8.32 ; 17.17) ou la Parole de Dieu, l'Evangile, est toujours la semence divine par laquelle Dieu régénère les âmes. (v.21 ; 1Pi 1 :23,25.)
Les prémices, les premiers fruits de la saison étaient consacrés à l'Eternel. Par cette comparaison (en quelque sorte), l'auteur donne à entendre que les chrétiens parvenus à la foi au moment où il écrit sont les saints et glorieux précurseurs d'une moisson abondante. Celle-ci commence à lever au sein de l'humanité naturelle, que l'auteur appelle les créatures de Dieu. (Marc 16.15)
D'autres pensent qu'il désigne les chrétiens auxquels il écrit comme les "premières d'entre les nouvelles créatures" de Dieu, c'est-à-dire les premiers des régénérés ; mais il faudrait pour cela que ce qualificatif de "nouvelles" fût joint au mot créatures. (2Corinthiens 5.17)