Toute épreuve est une tentation.
Stimulant salutaire, elle renferme un poison dangereux ; au lieu de nous conduire à la victoire de faire de nous des hommes éprouvés, (verset 12) elle peut devenir pour nous une occasion de chute ; elle peut exciter notre défiance envers Dieu, nous porter à nous révolter contre lui ; elle peut éveiller directement en nos cœurs des convoitises coupables.
Si nous voulons éviter que l'épreuve ait pour nous un si déplorable résultat, gardons-nous de cette pensée de doute : c'est Dieu qui me tente qui m'incite au mal. Et si les sentiments mauvais ont déjà dominé dans notre cœur n'invoquons pas, comme excuse, la position ou nous étions placés, la grandeur de nos souffrances, sans proportion avec notre faiblesse. (Genèse 3.12 ; Job 2.9)
En un mot, gardons-nous, par une voie ou par l'autre, de faire remonter la faute jusqu'à Dieu. Dieu expose l'homme aux épreuves pour son bien (versets 2,3,9,12 ; comparez Matthieu 6.13 ; 1Corinthiens 10.13) ; l'intention et l'action divines sont absolument absentes de la tentation qui se trouve dans ces épreuves. Dieu les envoie comme un remède : l'homme seul en fait un poison. (verset 14)
Il est contradictoire de supposer que Dieu, le souverain bien, lui qu'aucun mal ne peut ni tenter ni approcher, lui qui est la source de tout don parfait, (verset 17) puisse, en aucun sens, être l'auteur du mal.