Voir, sur cette grande pensée de l'entrée de Christ dans le vrai sanctuaire céleste, à laquelle l'auteur attache une si haute importance, Hébreux 4.14, note. (Comparer Hébreux 8.2 ; 9.24 ; 10.12-14) - Le tabernacle plus grand plus parfait où Christ poursuit maintenant son œuvre comme souverain Sacrificateur, n'a point été fait par la main des hommes, ainsi que le tabernacle mosaïque, et même, il n'est point de cette création terrestre. Ce sont les cieux, (Hébreux 9.24) à travers lesquels Christ a passé pour pénétrer jusqu'au séjour de la gloire de Dieu, élevé au-dessus de toute la création.
On retrouve ici (comme Hébreux 4.14) une allusion au fait que le sacrificateur traversait le lieu saint pour parvenir jusqu'au delà du voile, jusqu'au lieu très saint, symbole de la demeure de Dieu.
-Une autre interprétation de ces paroles, présentée par des Pères et encore par Calvin et Bengel, mais généralement abandonnée aujourd'hui, voit dans le tabernacle plus grand et plus parfait que Christ a traversé, non pas le ciel, mais son corps, sa propre humanité, par laquelle il a passé au travers des souffrances, du sacrifice et de la mort, pour parvenir ainsi jusqu'à la gloire et à la communion immédiate avec Dieu.
Cette idée est vraie en elle-même, elle est exprimée à Hébreux 10.20 (Voir la note) Mais ici il est inadmissible que l'auteur veuille exprimer cette pensée ; ce qui le montre, c'est Hébreux 9.24, où il dit en termes simples et clairs que le sanctuaire où Christ est entré, c'est le ciel. (Comparer Hébreux 4.14, note.)
- Il y est entré (grec) "non par le sang des boucs et des veaux, mais par son propre sang," c'est-à-dire en vertu et par l'efficace de son propre sang. Le souverain sacrificateur ne pouvait entrer dans le lieu très saint qu'en vertu du sang de l'expiation qu'il prenait sur l'autel situé dans le parvis extérieur ; (Lévitique 16.11,14) de même c'est en vertu de son propre sang "répandu pour la rémission des péchés" que Christ a comparu devant Dieu pour son peuple.
Là était l'image, ici la réalité ; car, par ce sacrifice de son amour, Jésus Christ a réellement obtenu une rédemption éternelle.
Obtenu, car il a dû la poursuivre par tous ses efforts et l'acquérir au prix d'indicibles souffrances ; une rédemption, c'est-à-dire un rachat, et par là une délivrance réelle (Romains 3.24, 2e note) pour ceux dont il a payé la rançon ; une rédemption éternelle, dont la valeur, l'efficace dure à toujours, et dont les bienheureuses conséquences s'étendront sur l'éternité tout entière.
Parce que son sacrifice a cette vertu perpétuelle, le Sauveur a pu l'offrir une fois pour toutes ; c'est cette vertu perpétuelle que voudrait représenter, mais que méconnaît ou dénature le sacrifice de la messe sans cesse renouvelé.
- Voir sur l'efficace de la mort de Jésus-Christ, comme sacrifice expiatoire, Hébreux 9.14, note, et Romains 3.25, note.