Chapitre 9. 1 à 10
Le culte de l'ancienne Alliance et son caractère symbolique.
Il n'y a ici dans le grec, selon les meilleures, (majuscules, Hébreux 9) que ces mots : la première ; le texte reçu porte : première tente (ou tabernacle) glose tirée de Hébreux 9.2, mais qu'on ne saurait concilier avec le sens du passage. Il s'agit évidemment de la première alliance, mentionnée dans le verset qui précède immédiatement. (Hébreux 8.13)
L'auteur vient de montrer, en se fondant sur une déclaration de Dieu, que la première alliance est "vieillie et prés de disparaître." (Hébreux 8.13) En conséquence de ce premier fait constaté (donc), il va présenter une autre circonstance qui est une nouvelle marque de l'infériorité de l'ancienne Alliance. (Hébreux 9.6 et suivants) Auparavant toutefois (il est vrai), il a soin de reconnaître que son culte reposait aussi, non sur des institutions arbitraires, mais sur des ordonnances divines. (Comparer Hébreux 8.5, note.) Seulement, ces ordonnances avaient alors fait leur temps et atteint leur but.
Aussi manque dans B. minusc., versions ; plusieurs critiques et exégètes mettent en doute son authenticité. Le verbe est à l'imparfait (avait), non seulement parce que la pensée de l'auteur se reporte au moment où le culte du tabernacle fut institué, mais parce que, se plaçant au point de vue de la nouvelle Alliance, il considère l'ancienne comme abolie. (Hébreux 8.6-13)
Le sanctuaire, (grec) un sanctuaire de ce monde, par opposition au sanctuaire céleste (Hébreux 8.2,5) "qui n'a pas été fait par des mains, qui n'est pas de cette création." (Hébreux 9.11)