Cet argument (Hébreux 7.15-16) confirme le précédent, et établit qu'il y a bien substitution d'une sacrificature nouvelle à l'ancienne : le sacrificateur selon la ressemblance de Melchisédek exerce une sacrificature spirituelle, parfaite, fondée sur sa nature même.
L'auteur relève le contraste frappant qu'il y a entre les bases sur lesquelles reposent les deux sacrificatures : la loi d'une ordonnance charnelle, et la puissance d'une vie impérissable. (Grec : indissoluble.)
Il appelle charnelle l'ordonnance de la loi qui instituait la sacrificature lévitique, parce qu'elle était extérieure, temporaire, prescrivait des cérémonies qui n'avaient d'importance que dans leur sens symbolique, et surtout parce qu'elle s'appliquait à des hommes mortels qui ne se succédaient dans la sacrificature qu'en vertu de leur naissance dans une certaine tribu.
Le vrai Sacrificateur, au contraire, notre Seigneur, (Hébreux 7.14) tient sa charge de sa nature divine, et parce qu'il est la source d'une vie indissoluble, éternelle.
C'est ce que l'auteur conclut (Hébreux 7.17) de la parole prophétique du Psaumes 110, qui confère au Fils de Dieu la sacrificature immuable, définitive, éternelle, amenant tout à la perfection. (Comparer Hébreux 7.11,18,19)