Grec : Car les hommes jurent par le plus grand qu'eux et le serment leur est un terme à toute contestation en confirmation de leur parole. (En confirmation dépend de toute la proposition et ne saurait être rattaché spécialement au mot serment.)
En quoi (en se conformant à cet usage des hommes), Dieu, voulant démontrer plus abondamment l'immutabilité de son conseil, intervint (prit le rôle de médiateur, de garant) par un serment.
- L'auteur a cité à dessein (Hébreux 6.14) celle des promesses faites à Abraham où se trouve la formule du serment.
Plusieurs fois déjà Dieu avait fait sa promesse au père des croyants (Genèse 12.2 ; 17.5 et suivants ; Genèse 18.18), sans ce serment. Il ne fut ajouté à la promesse que lorsque celle-ci fut répétée à Abraham après la terrible épreuve de Morija, parce qu'alors sa foi pouvait en avoir besoin.
C'est pourquoi l'auteur, à Hébreux 6.18, distingue positivement entre la promesse et le serment. (Voir Hébreux 6.18, 1re note.)
- Ce passage est un commentaire important de Matthieu 5.34. Si le serment prêté par les hommes était absolument interdit aux chrétiens, s'il était mauvais en soi, il ne saurait être attribué à Dieu même, et l'auteur n'en parlerait pas comme il le fait ici. (Hébreux 6.16)