Encore ici l'auteur emploie des figures empruntées à la condition de l'homme physique, pour représenter les qualités morales qu'il exige de ses lecteurs.
Pour comprendre ses enseignements, ils devront avoir exercé leur sens moral, par l'habitude, par l'usage, à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.
Il faut vivre la vérité pour la comprendre. La connaissance de la vérité qui sauve ne dépend pas du développement de l'intelligence elle n'est pas le privilège des mieux doués ni des plus instruits. (Matthieu 11.25 ; 1Corinthiens 1.19-25)
La seule condition que tout homme doit remplir, c'est d'avoir le sens exercé à discerner le bien et le mal, c'est-à-dire une conscience qui ne soit ni émoussée ni endormie par le péché, mais qui, toujours en éveil, juge sévèrement le mal dans toutes ses manifestations, fasse sentir au pécheur le besoin qu'il a du pardon de Dieu, entretienne en lui une ardente aspiration à la sainteté et le dispose de la sorte à recevoir le salut qui est en Christ.
- Le mot rendu ici par hommes faits, parce qu'il est mis en opposition avec "enfant," (Hébreux 5.13) signifie proprement les parfaits, ceux qui sont parvenus au but. (1Corinthiens 2.6 ; Ephésiens 4.13 ; Philippiens 3.15 ; Colossiens 1.28 ; Jacques 1.4)