5 à 9
Le Fils, pour un temps au-dessous des anges, élevé par la croix à la gloire.
Après avoir exposé la supériorité infinie du Fils de Dieu sur les anges (Hébreux 1.4-14) l'auteur parle de l'état d'humiliation et de souffrances dans lequel Christ a paru sur cette terre, mais c'est pour mettre en lumière une vérité bien propre à affermir la confiance des lecteurs de l'épître : Jésus a été élevé dans la gloire par ses souffrances mêmes, et il y élève avec lui l'homme qu'il a racheté et qu'il peut secourir dans ses combats (Hébreux 2.10 et suivants) Ce développement nouveau est rattaché à la pensée de Hébreux 2.4 : Dieu a confirmé la prédication de l'Evangile par des signes extraordinaires.
Il le fallait, car ce n'est pas à des anges qu'il a soumis le monde à venir, ce n'est pas par des êtres célestes, revêtus de tout l'éclat de leur origine, que le royaume des cieux doit être établi, mais par le Fils de l'homme, que son abaissement même pouvait faire méconnaître. La destinée de ce Roi qui a dû passer par la croix pour s'élever sur le trône et acquérir la domination universelle, l'auteur la trouve décrite prophétiquement dans Psaumes 8. (Comparer Hébreux 2.9, note.)