On a vu dans ces mots une citation de Psaumes 18.2, ou plutôt de 2Samuel 22.3, où le Psaume est reproduit et où la version des Septante est exactement conforme à notre texte. D'autres font dériver cette citation d'Esaïe Esaïe 8.17. La parole qui est citée aussitôt après rend cette opinion plus probable.
Les Septante ont au commencement de Ésaïe 8 :17 Et il dira. Ce verbe au futur, qui manque dans l'hébreu, a amené les Juifs à donner un sens messianique aux paroles d'Esaïe. (Voir la note suivante.)
Quoique fils de Dieu, il a fallu que, dans son abaissement et ses souffrances, le Sauveur mit en Dieu sa confiance, comme un faible mortel. En cela aussi, il a été "fait semblable à ses frères." (Hébreux 2.17)
Esaïe 8.18. Cette citation encore est destinée à justifier aux yeux des lecteurs de l'épître la grande pensée de ces "fils amenés à la gloire" (Hébreux 2.10) par Celui qui est devenu semblable à eux C'est de lui-même et de ses propres fils que parlait Esaïe.
Mais on doit considérer les circonstances dans lesquelles ces fils lui naquirent, et les noms dont il dut les appeler par l'ordre de l'Eternel pour qu'ils devinssent des "signes et des présages," annonçant d'affreuses calamités sous Achaz, puis la délivrance de la nation.
On conçoit alors que l'auteur, selon la manière allégorique d'appliquer l'Ancien Testament, voie, dans le prophète devenu le sauveur de son peuple, une image du grand Libérateur qui présente à Dieu "ceux que le Père lui a donnés"