Grec : avec paix. Josué 2.1 et suivants
Plusieurs interprètes, suivis par nos anciennes versions, n'ont pas eu le courage d'attacher au nom d'une femme dont l'écriture loue la foi et la conduite, l'épithète que l'auteur lui applique d'après l'histoire sainte, et que Jacques emploie également à dessein. (Jacques 2.25)
Ils donnent au mot de prostituée le sens d'hôtelière, que n'a pas l'original. Ils ont été précédés dans cette voie par les rabbins. Mais ils n'ont pas vu que cette triste condition de Rahab fait éclater la grâce de Dieu dans cette femme. Malgré sa vie précédente, elle fut sauvée par sa foi : celle-ci en paraît d'autant plus étonnante. (Comparer Matthieu 21.31,32)
A l'approche du peuple de Dieu, elle se déclare pour lui. Pénétrée de la crainte de l'Eternel, dont elle témoigne connaître les merveilleuses dispensations envers son peuple, (Josué 2.9-13) elle montre par sa foi que ses concitoyens auraient pu être sauvés comme elle.
L'auteur confirme cette super position quand il dit qu'à cause de sa foi elle ne périt point avec les incrédules, auxquels il ne restait ainsi aucune excuse. Et non seulement elle ne périt pas, mais elle sauva avec elle toute sa famille, se joignit au peuple de Dieu, (Josué 6.23-25) épousa dans la suite un Israélite, Salomon, fils de Nahassan, de la tribu de Juda et prit place, par Booz et David dans les rangs des ancêtres de Jésus-Christ. (Ruth 4.20-22 ; Matthieu 1.5)