La conscience ne peut être purifiée que lorsque l'homme a l'assurance que ses péchés ne le séparent plus de Dieu, lorsqu'il est pleinement réconcilié avec lui.
Or, c'est là ce que les sacrifices cérémoniels ne pouvaient opérer par eux-mêmes ; (Hébreux 10.1-4 ; 9.14, note) autrement, si ceux qui les présentent étaient une fois purifiés, on aurait cessé de les offrir ; mais bien au contraire, ils étaient chaque année une commémoration des péchés et de la redoutable vérité que le péché mérite la mort. Ils devaient donc faire soupirer les âmes sérieuses après le pardon par la rédemption véritable.
- On pourrait objecter à ce raisonnement (Hébreux 10.2) que même si les sacrifices cérémonials avaient pu rendre parfaits ceux qui les offraient, il aurait pourtant fallu recourir toujours de nouveau à ce moyen de réconciliation, puisqu'il y avait toujours de nouveaux péchés à expier. Oui, mais cela encore montre l'entière insuffisance de ces sacrifices.
Le péché, dans sa nature, pris à sa racine, est un : il est un état de révolte de la volonté humaine contre Dieu ; les péchés d'action ne sont que les manifestations diverses de ce péché unique. Or, il fallait que ce péché initial fût expié et vaincu, pour que les autres péchés, dont il était la source, pussent être pardonnés et détruits. Tant que cela n'avait pas lieu, les sacrifices, loin d'ôter ces péchés, ne faisaient que rappeler leur présence et leur culpabilité. (Hébreux 10.3)