Psaumes 102.26-28. Ce Psaume commence par une prière ardente qu'un affligé adresse à Jéhova. Bientôt il entrevoit la délivrance et se tourne vers le grand Libérateur : il chante sa fidélité et son immuable amour, qui subsistera lorsque les magnificences des cieux auront vieilli comme un vêtement.
Cette foi en l'avenir du règne de Dieu est inséparable des espérances messianiques, en sorte que l'auteur de notre épître, selon sa manière de comprendre et de citer l'Ancien Testament, pouvait appliquer au Sauveur des paroles qui, dans le Psaume, s'adressaient à Dieu. Qui pourrait contester, d'ailleurs, qu'elles ne soient applicables à Celui par qui Dieu a "fondé les siècles et qui porte toutes choses par sa Parole puissante ?" (Hébreux 1.2,3)
Les manuscrits de notre épître comme ceux des Septante, présentent ici une variante. Au lieu de : tu les rouleras qui se lit dans B. A, la plupart des majuscules et des versions, Sin., D et l'Itala portent : tu les changeras. Cette dernière leçon est conforme à l'hébreu.
Avant les mots : et ils seront changés, Sin., B. A, D portent : comme un vêtement. Ces derniers mots, qui ne se lisent pas dans les Septante, sont considérés par Tischendorf comme une glose. Nestle Westcott et Hort, Weiss, les tiennent pour authentiques : l'auteur les aurait introduits dans sa citation pour que le troisième verbe aussi fût accompagné d'un complément faisant image.