La plupart des interprètes pensent que, dans ce verset, l'apôtre exhorte les troupeaux à faire part de leurs biens temporels à ceux qui les instruisent, à pourvoir à l'entretien de leurs pasteurs. Dans ce cas, il faudrait supposer que quelque circonstance particulière aux Eglises de Galatie engageait Paul à insérer ici cette exhortation, qui se trouve sans lien apparent avec l'ensemble.
D'autres entendent cette exhortation d'une manière très différente. Ils rendent d'abord ainsi les paroles de l'apôtre : "Que celui qui est instruit dans la Parole communique (soit en communion, uni) avec celui qui l'instruit, en tous les biens" (spirituels), en toutes choses bonnes. Puis ils commentent ainsi : que les docteurs ou pasteurs ne fassent pas une caste à part, ayant des privilèges dans l'Eglise, ou même des doctrines particulières, secrètes ; mais que tous les biens de l'Evangile soient communs à tous, qu'il y ait entre tous une vraie communion.
Cette interprétation, dont les réformateurs ne s'étaient pas même avisés, a des adhérents parmi les exégètes modernes. Estelle fondée ? Ni la grammaire ni le contexte ne tranchent la question d'une manière décisive. L'ancienne explication nous paraît la plus probable.