Chapitre 6. 1 à 6
Répréhension fraternelle, Humilité, Aide mutuelle.
Pour avoir ici toute la pensée de l'apôtre, il faut unir ces paroles intimement avec le dernier verset du chapitre précèdent.
Il paraît que dans les Eglises de Galatie, comme dans celle de Corinthe, la principale cause de dissension était "la vaine gloire," par laquelle certains partis cherchaient à s'élever les uns au-dessus des autres, ce qui ne pouvait que les provoquer mutuellement à l'envie.
Or, l'apôtre voulant réprimer ici cette funeste tendance, s'adresse surtout à ceux qui étaient restés fidèles à ses enseignements, qui n'étaient pas retombés sous le joug de la légalité, et qu'à cause de cela il appelle les spirituels. Ils professaient d'avoir reçu l'Esprit, non par la loi, mais par la prédication de la foi, (Galates 3.2) et de vivre selon l'Esprit. (Galates 5.25)
Or, cet Esprit est un Esprit de charité : il manifeste ses fruits surtout envers les plus faibles, même envers ceux qui auraient été surpris en quelque chute, surpris brusquement par manque de vigilance. Les spirituels doivent donc redresser un homme ainsi tombé ; mais ils ne le feront bien qu'à une double condition : d'y apporter la douceur de la charité, puis de rester humbles, de prendre garde à leur propre faiblesse.
Paul adresse cette exhortation à chacun en parlant ici au singulier. Nous ne sommes jamais plus en danger d'être tentés que lorsque nous reprenons les autres, sans veiller sur nous-mêmes. (verset 3)