L'apôtre adresse de nouveau directement la parole à ses lecteurs pour leur appliquer les doctrines qu'il vient d'exposer, et ramener encore une fois leur attention sur l'origine de leurs erreurs. Ils étaient dans la bonne voie ; qui les en a détournés ?
Ce n'est pas Celui qui les appelle, Dieu, puisque son appel se fonde uniquement sur l'Evangile de sa grâce. Ce n'est pas de Lui que provient cette influence qui s'exerce sur eux, cette persuasion dont ils sont l'objet.
Elle a beau être encore à ses débuts et porter sur des points secondaires, elle menace leur foi chrétienne tout entière, comme le prouve le proverbe cité par Paul. (verset 9. Comparer 1Corinthiens 5.6 ; Matthieu 16.11,12)
Le mot traduit (verset 8) par persuasion a été rendu et expliqué de diverses manières. (Il ne se trouve qu'ici dans le Nouveau Testament) Le sens en est indiqué par ce terme du Galates 5 : précédent : "obéir à la vérité."
En grec obéir et être persuadé s'expriment par le même mot. Or, vous n'obéissez plus à la vérité, vous n'êtes plus persuadés ; et cette obéissance, ou cette persuasion nouvelle qu'on vous à imposée, ne vient pas de Dieu. De là, la version de M. Rilliet : cette influence.