Voir sur cette opposition absolue, ce combat à mort entre la chair et l'esprit, Romains 7.14 et suivants, note ; Romains 8.1 et suivants, note, et sur la notion de la chair et de l'esprit, en particulier, Romains 1.4, note.
Ces passages et les notes qui les accompagnent décideront la question qu'on s'est souvent posée, savoir si l'apôtre entend par esprit, opposé à la chair, l'Esprit de Dieu, ou l'esprit de l'homme, ou l'un et l'autre dans une vivante communion. C'est ce dernier sens qui nous paraît le vrai.
Ceux-là sont sous la loi, dans lesquels la chair convoite contre l'esprit et l'esprit contre la chair (c'est ainsi qu'il faut traduire verset 17), de manière qu'ils ne font pas ce qu'ils veulent.
Car, sentir cette résistance de la chair n'est point encore condamnable ; mais bien être asservi à la chair. C'est pourquoi l'apôtre n'a pas dit auparavant : (verset 16) "Marchez selon l'esprit et vous n'éprouverez aucun désir de la chair," mais bien : "vous ne les accomplirez pas."
"Ne pas les éprouver, ce n'est plus le combat, c'est la récompense du combat ; et nous y parviendrons quand nous aurons remporté la victoire, en persévérant dans la grâce jusqu'à la fin."Augustin.
Entre la convoitise et le péché actuel il y a des degrés marqués par Jacques 1.14,15 : d'abord, la convoitise elle-même, ensuite l'acte de la volonté qui y cède, puis l'acte extérieur du péché, et enfin son salaire, la mort.