Les anges, agents de la justice divine, étaient tout prêts, n'attendant que l'appel de leur Maître.
Le nombre sept n'est nullement emprunté à la notion persane des sept Amschaspands ou assesseurs divins. Car ce nombre a sa valeur propre dans la religion israélite où il est toujours l'expression d'une totalité divine.
Le septième est expressément distingué des six autres. Il est mentionné à part ; il a un vêtement spécial, tel que celui que portait le souverain sacrificateur lorsqu'il entrait dans le Lieu très saint au jour solennel des expiations (Lévitique 16.4,23) ; c'est lui qui forme le centre de la troupe. Enfin il remplit une fonction qui va, non à la destruction, mais au salut. Il s'agit donc d'un ange supérieur en dignité aux six autres. Une distinction semblable se retrouve Zacharie 1.8,10 entre l'homme qui se tient à cheval dans le bosquet de myrtes et les anges, ses messagers, qui viennent lui faire leur rapport. Zacharie désigne expressément cet homme, au verset 12 comme l'Ange de l'Eternel. Ce passage parallèle parle fortement en faveur de l'interprétation qui reconnaît dans le septième ange d'Ezéchiel ce personnage divin et mystérieux. Le rôle de miséricorde qu'il lui attribue s'accorde bien avec la fonction d'intercesseur de l'Ange de l'Eternel (Zacharie 1.12 ; comparez Esaïe 53.9).
La porte supérieure : celle qui conduisait de la partie septentrionale du parvis extérieur dans le parvis intérieur ; ainsi la même dont il était parlé 8.3,5 (Plan, lettre F) ; elle est appelée supérieure, peut-être parce que le parvis intérieur était élevé de huit degrés au-dessus de l'autre. Les deux autres portes du même parvis étaient sans doute moins fréquentées.
Une écritoire sur sa hanche. Encore aujourd'hui les écrivains orientaux portent leur écritoire engagée, comme un poignard, au côté gauche de leur large ceinture. La plume, qui est un roseau taillé, se porte dans la gaine ; l'encre est contenue dans le petit réservoir placé au côté de la gaine.
Près de l'autel d'airain. C'était l'autel des holocaustes (Plan, lettre D), placé en face de l'entrée du temple où l'Eternel allait se placer pour leur donner ses ordres.