13 à 27 L'autel des holocaustes.
Jusqu'ici nous avons vu Ezéchiel parcourir et mesurer le nouveau temple (chapitres 40 à 42), puis assister à la rentrée de Dieu dans ce temple (43.1-5). L'Eternel a déclaré vouloir y habiter dorénavant et soutenir un rapport nouveau et intime avec Israël, mais il faut qu'à son tour Israël, sensible au don qui lui est fait, rentre en rapport avec son Dieu ; pour cela il devra observer le code du nouveau temple (versets 6 à 11), dont la loi suprême est que tout y est Saint des saints (verset 12). Mais avant que le peuple puisse y célébrer le nouveau culte, l'autel des holocaustes doit être inauguré (versets 13 à 27). Suivent des règlements :
- sur l'accès du prince et du peuple au sanctuaire, 44.1-9
- sur le service des lévites, 44.10-14
- sur le service et les droits des sacrificateurs, 44.15-31
- sur la portion du pays limitrophe du sanctuaire qui doit échoir aux sacrificateurs, aux lévites et au prince, 45.1-8
- sur les obligations et les droits du prince, 45.9-17
- sur les sacrifices à offrir aux jours de sabbat et de nouvelles lunes, aux fêtes et à chaque jour de l'année, 45.18-46.15
- sur la succession du prince, 46.16-18
- enfin un appendice sur les cuisines du temple, 46.19-24.
13 à 17 Description de l'autel (voyez Figure 7).
Il n'a été fait jusqu'ici mention qu'en passant de l'autel (40.47) qui apparaît dans notre passage comme le centre du nouveau culte, de même que matériellement parlant il occupe le centre du sanctuaire (comparez 40.47, note et Figure 1,O). Déjà les autels des patriarches étaient pour ainsi dire leurs lieux de culte et l'Eternel y habitait (Genèse 25.1 ; comparez Genèse 28.16-22). Plus tard, les Israélites, de retour de l'exil, s'occupent avant tout de rebâtir l'autel, malgré les menaces des peuples du pays, afin de pouvoir commencer à célébrer le culte (Esdras 3.3).
Il n'est pas difficile de se représenter l'autel du nouveau temple, bien qu'on ne voie pas si le prophète reçoit simplement communication de ses dimensions ou si l'autel est mesuré devant lui. Il est évident qu'il s'agit d'une construction formée de parallélépipèdes superposés, diminuant de surface de la base jusqu'au sommet. Ces étages sont au nombre de quatre : le socle, le petit cadre, le grand cadre et le Harel, de hauteurs inégales, mais chacun également en retraite d'une coudée de chaque côté sur le précédent. Le socle a une coudée d'élévation au-dessus du sol, le petit cadre deux coudées au-dessus du socle, le grand cadre quatre coudées au-dessus du petit, enfin le Harel quatre coudées au-dessus du grand cadre. Quant à la largeur et à la longueur de ces différents étages de l'autel, qui forment des carrés réguliers d'après le verset 16, elle est de douze coudées pour l'Ariel et de quatorze coudées pour le cadre autour du Harel, d'où l'on peut facilement conclure qu'elle est de seize, dix-huit, et vingt coudées pour les trois étages inférieurs. On obtient ainsi une construction en gradins, d'aspect régulier, mesurant dix coudées de hauteur au dessus du socle, et au socle même vingt coudées de longueur. Ces proportions sont celles de l'autel bâti par Salomon (2Chroniques 4.1).
D'une coudée et d'un palme : voyez 40.5.
Le cheneau, Figure 7,C et Y, proprement le sein, devait être pratiqué dans la partie du socle dépassant d'une coudée le cadre inférieur. C'était dans ce cheneau que le sacrificateur versait le reste du sang des animaux sacrifiés, après qu'il en avait auparavant mouillé avec le doigt les cornes de l'autel (Lévitique 8.15 ; comparez verset 20).
Le rebord (B-D et Z-a) dont il est question ici (comparez Exode 27.5) n'était vraisemblablement pas en pierre, mais en bois ou en métal, il exhaussait le pourtour (A-B et Z-A'), (proprement la lèvre) du cheneau, sans doute pour empêcher le sang de rejaillir et les vêtements flottants du sacrificateur de se souiller. Cet appendice avait un empan de hauteur, soit une demi-coudée ou environ 28 centimètres.
Tel est... Avec le verset 13 est terminée la description du socle (A-B-C-Y-Z-A'), en hébreu le dos de l'autel ; ce qui suit contient celle de l'autel proprement dit.