Tout autour du portique il y avait des fenêtres grillées, dans le but peut-être d'éclairer le passage, quoiqu'il reste incertain de savoir si le corridor doit être considéré comme couvert d'un toit en tout (verset 13, note) ou en partie (verset 11, note), ou s'il était à ciel ouvert. Plus vraisemblablement ces ouvertures devaient surtout permettre aux gardiens de surveiller, des loges du corridor et du vestibule, ce qui se passait à droite et à gauche dans le parvis extérieur. Il y a peut-être dans l'expression donnant à l'intérieur (du portique) une allusion au fait qu'elles auraient été plus larges au dehors qu'au dedans.
Aux loges, à leurs piliers... Les fenêtres des loges (l,l) étaient pratiquées dans les piliers des loges, c'est-à-dire dans les piliers de leurs portes (verset 13, k,k) donnant sur le parvis. D'autres fenêtres (m,m,m) étaient percées dans les avances. Le mot hébreu que nous traduisons ainsi et qui est de la même racine que celui de pilastre (ou pilier) et que celui de vestibule, a été pour cette raison confondu souvent avec l'un ou avec l'autre de ces termes. C'est à tort, car notre passage, ainsi que ceux où il apparaît encore (versets 21,24,29,33, etc.), parfois à côté des deux autres expressions, montre qu'il s'agit d'une partie différente, quoique analogue, de la construction. Il nous paraît que ce terme comprend ici :
- les saillies formées par les massifs de maçonnerie (E,E), qui séparaient les loges, et qui étaient creusés en baie au milieu
- probablement aussi les piliers du seuil (S,S)
- les trois murs du vestibule formant avance du côté du parvis (j,j,j',j')
Ainsi de toutes parts la muraille extérieure du portique était percée de fenêtres.
Des palmiers : les deux pilastres du portique ou bien étaient cylindriques et présentaient l'aspect de palmiers, ou bien avaient des surfaces planes ornées de palmiers sculptés. Car tout dans ce portique, quelque secondaire qu'il fût encore, devait avoir le caractère, non seulement de l'ordre parfait, mais aussi du beau.