Il mit soixante coudées ; littéralement : il fit. Le choix de cette expression est motivé par le fait qu'il s'agissait, non de mesurer à la perche une hauteur de soixante coudées, ce qui était impossible, mais de l'estimer à vue. Ces deux piliers ou pilastres (i,i) flanquaient l'entrée du vestibule, qui peut-être tout entier avait cette hauteur (comparez 2Chroniques 3.1), ce qui expliquerait l'épaisseur plus grande de la muraille du vestibule (deux coudées, comparez verset 13, note), et comment ces sortes d'obélisques pouvaient se maintenir debout, malgré le peu d'extension de leur base. Pour le noter en passant, les tours de nos temples. ne sont que le résultat des transformations successives de pareilles constructions.
Aux pilastres touchait le parvis. Ces piliers formaient donc l'ouvrage, le plus avancé du portique du côté du parvis extérieur ; c'est pourquoi (verset 15) ils doivent être comptés dans les cinquante coudées de longueur du portique.