23 à 33 Ce second discours fut prononcé peu après l'arrivée du fugitif ; il se rapporte d'abord aux illusions insensées que se faisaient encore les misérables restes du peuple demeurés en Palestine, illusions dont le fugitif avait probablement rendu compte (versets 23 à 29), puis à la manière peu sérieuse en laquelle les exilés eux-mêmes avaient jusque à ce jour écouté les instructions du prophète (versets 30 à 33).
Abraham était tout seul. Les quelques Israélites qui avaient survécu à la ruine et échappés à l'exil soit avant, soit après le meurtre de Guédalia (Jérémie chapitre 41), se flattaient encore eux-mêmes, en comparant leur position avec celle d'Abraham : le patriarche était seul, et pourtant le pays lui fut donné ; combien plus eux, qui sont encore assez nombreux, n'en conserveront-ils pas la possession ! Peut-être allusion à Esaïe 51.2.