Ce n'est certainement plus ici une simple parabole, comme au verset 3 où il était dit expressément : Propose-leur une parabole. Le fait est donné comme réel, et il ne saurait être question en pareil sujet d'une forme rhétorique, D'autre part, on ne peut penser que Dieu ait fait mourir la femme du prophète uniquement pour donner au peuple un signe du malheur qui l'attendait. Dieu applique simplement à son dessein cette circonstance d'ailleurs voulue de lui pour des raisons à nous inconnues.
Le motif de l'ordre divin ressort, nous paraît-il, de Jérémie 16.5-8. La situation actuelle était celle d'un état de châtiment exceptionnel, dans lequel le sentiment de la justice de Dieu devait dominer toute autre considération et comprimer même les manifestations les plus légitimes du sentiment naturel ; comparez Luc 9.59-60. C'était le moment de mettre sa main sur ses lèvres et de se taire, en pensant, comme dit le psalmiste, que c'est Lui qui l'a fait (Psaumes 39.10).