Ce désir est irréalisable ; Dieu fait ici le serment de s'y opposer. Coûte que coûte, son élection ne sera pas rendue vaine (Romains 11.29). Israël ne sera pas livré au service du bois et de la pierre, dût l'Eternel employer les moyens les plus violents et les plus douloureux pour le retenir ; comparez Amos 3.2.
A main forte, à bras étendu : mêmes expressions fréquemment employées dans le Pentateuque pour désigner les exploits divins par lesquels Israël fut arraché à la servitude d'Egypte (Exode 6.1,6 ; Deutéronome 4.34, etc). Ici c'est sur Israël lui-même que s'exercera la puissance de cette main et de ce bras. Le prophète le fait comprendre en ajoutant ces mots : et à courroux déchaîné.
Je régnerai sur vous. Bon gré mal gré, Israël deviendra le peuple de Dieu. C'est la fin inévitable de son histoire. Dieu les aime trop pour les laisser se perdre au milieu des Gentils.