Des ordonnnances qui n'étaient pas bonnes... Ces ordonnances et ces lois sont expressément opposées aux lois du Sinaï et aux autres ordonnances de Jéhova par le ministère de Moïse. Comparez les mots : par lesquelles ils ne pouvaient vivre, avec les expressions contraires des versets 11 et 21 (par lesquelles l'homme qui les pratiquera, vivra). A quoi donc appliquer ces expressions étranges ? Comme toutes les lois mosaïques étaient la conséquence et l'application de la révélation de Jéhova, ainsi les lois qui n'étaient pas bonnes, qui faisaient mourir, étaient la mise en pratique des religions idolâtres. Dieu, en abandonnant Israël, pour le châtier de son infidélité, à ces faux cultes, le livrait par là-même, aux pratiques mauvaises qui en résultaient, et qui étaient pour lui comme une législation nouvelle, barbare parodie de la bonne qu'il repoussait follement.
Le terme : je leur donnai, rappelle l'acte fréquent de jugement par lequel Dieu abandonne celui qui pèche volontairement aux conséquences physiques et morales de son péché ; comparez Actes 7.41 ; Romains 1.24,26,28.
En Egypte, rien de pareil ne paraît avoir eu lieu. Les Israélites ne contractèrent ces murs cruelles qu'au contact des Moabites et des Ammonites qui habitaient sur les frontières de Canaan.