On entend ordinairement ce verset dans ce sens : qu'étant le maître absolu de toutes les vies, Dieu ne sera pas dans le cas de frapper le fils innocent pour se dédommager de n'avoir pu atteindre le père coupable. Mais cette supposition est peu naturelle et n'avait pas besoin d'être réfutée. Le sens est plutôt : L'âme du fils m'est aussi chère que celle du père ; pourquoi donc, envelopperais-je cette vie innocente dans le châtiment dont je suis obligé de frapper le père coupable ?
L'âme qui pèche sera celle... On se demande comment ce principe est compatible avec des faits tels que la destruction de familles entières pour le péché de leurs pères ; comparez Nombres 16.32-33 ; Josué 7.24. Nous devons renvoyer le lecteur à l'explication de ces passages.
Qui mourra. Le terme de mort renferme ici l'ensemble des châtiments terrestres et éternels prononcés par la loi contre ses violateurs (Proverbes 8.36 ; 11.19).