24 et 25 Avant de sortir de son état d'extase, Ezéchiel se sent ramené en Chaldée par le même souffle divin qui l'avait transporté à Jérusalem ; puis il raconte à ceux qui l'entourent tout ce qui vient de se passer pour lui en esprit. C'est par là que la vision peut atteindre son but.
Nous ne croyons pas qu'un plus imposant spectacle se soit jamais offert aux yeux d'un prophète. Cette gloire de l'Eternel qui abandonne successivement le temple, puis le parvis, puis la ville elle-même, pour aller se fixer temporairement auprès de cette poignée de captifs sur laquelle repose l'avenir du règne de Dieu, est une intuition qui porte en elle-même la signature de son origine. Il est impossible de ne voir là qu'un travail de cabinet, un artifice littéraire. La surprise d'Ezéchiel, lorsqu'il constate l'identité des chérubins du chariot avec ceux du temple d'une forme si différente, ne serait-elle qu'une feinte ? Le saint et le profane ne s'allient pas de la sorte. Nous suivons ici, comme à l'il, le progrès de l'illumination prophétique.