Au chapitre 1, le terme de chérubin n'avait pas été employé. Maintenant seulement Ezéchiel constate le vrai nom de ces êtres étranges qu'il avait vus dans sa première vision, près du Kébar. Il est vrai qu'il leur avait déjà appliqué ce nom, au commencement de ce chapitre ; mais il ne l'a rédigé qu'après la vision terminée. A ce moment donc seulement (verset 20), en voyant l'Eternel sortir de son temple au-dessus de ce chariot, il applique l'image des êtres vivants vus par lui en Babylonie à ces êtres mystérieux qui dans le temple portaient le nom de chérubins et couvraient de leurs ailes le trône visible de Dieu, l'arche de l'alliance. Il comprend que ce chariot, qu'il avait vu en vision chapitre 1, n'était que l'image sublime de la présence de Jéhova dans le temple de Jérusalem. Au Kébar, il n'avait vu que le type de l'apparition divine, car la gloire de l'Eternel n'habitait pas en Babylonie. Maintenant il contemple la gloire même de l'Eternel habitant dans son temple. Il y a une sorte de naïveté dans l'étonnement qu'exprimé le prophète en découvrant cette relation. Nous comprenons par là la raison des répétitions qui nous frappent dans les descriptions des chapitres 1 et 10 : il s'agissait de constater l'identité entre le portrait (chapitre 1) et le modèle. Ezéchiel n'avait envisagé d'abord la vision du Kébar que comme un tableau purement symbolique et maintenant il découvre que derrière ces figures il y a une sainte et puissante réalité : le Seigneur, transformant le trône qu'il s'était dressé à Jérusalem, en un chariot vivant formé par les mêmes chérubins au-dessus desquels il se manifestait dans le Lieu très saint, et destiné à transporter sa demeure auprès des siens en Babylonie. Voilà la réponse de Dieu et aux habitants de Jérusalem qui se vantent de ce que Canaan reste leur propriété, et aux exilés qui se croient abandonnés de Jéhova.