Au milieu. A mesure que le globe de feu approche, ses proportions semblent grandir aux yeux du prophète ; et tous les détails suivants se dessinent avec une netteté croissante.
Quatre êtres vivants. Ces êtres portent, 10.20, le nom de chérubins, qui ne leur est pas encore donné ici. Ezéchiel n'arriva que graduellement à la conscience de l'identité de ces êtres avec les chérubins mentionnés précédemment dans l'Ecriture.
L'origine de ce mot chérubin est encore un objet de discussion. Les uns le mettent en relation avec le mot hébreu rachav (aller à cheval ou en char), les autres avec la racine arienne gribh (saisir, d'où griffon, etc.) ; d'autres différemment. La première étymologie est rendue vraisemblable par Psaumes 18.11.
Quant à la nature de ces êtres, elle peut être comprise de deux manières. Ou bien ils forment une classe de créatures à part, occupant avec les séraphins (Esaïe chapitre 6) le sommet de l'échelle des êtres, les séraphins, comme représentants de l'adoration céleste ; les chérubins, comme agents, dans la nature, de l'action toute puissante de Dieu. En effet, les premiers se tiennent devant le trône ; ceux-ci volent portant le trône. Ou bien les chérubins sont la personnification poétique des forces divines qui pénètrent et vivifient la création tout entière et de cette création elle-même. La première interprétation paraît s'accorder mieux avec le rôle des chérubins dans le Lieu très saint (Exode 25.18-22) ; la seconde, avec Psaumes 18.11. Mais dans les deux cas ces êtres sont toujours en relation immédiate avec l'apparition personnelle de Dieu et fonctionnent comme porteurs de sa gloire, lorsqu'il se manifeste au milieu de son peuple. Il ne faut pas les confondre avec les anges, dont ils sont expressément distingués Apocalypse 5.11. Dans ce livre, les quatre animaux (êtres vivants) entourent immédiatement le trône divin, tandis que les anges en sont séparés par les vingt-quatre anciens, les représentants idéaux de l'Eglise.
Une ressemblance humaine. L'aspect qu'ils présentaient au premier coup d'il était la forme humaine, non seulement à cause de la face d'homme qui, tournée en avant (voir plus loin), éveillait la première l'attention, mais à cause de la forme générale du corps, spécialement des mains (verset 8) et de l'attitude droite.